558 CE QUE LES CITOYENS ONT DROIT D’ATTENDRE
nelles, administratives, pour que les établissementsde secours ou d’instruction , concourussent à l’af-fermissement de nos principes politiques, la liberté,l’égalité, l’unité de la République. Ce serait une grandeerreur : c’est par des lois sages que la Conventionpeut seulement obtenir la confiance dont elle a be-soin , pour le succès de ses mesures militaires oupolitiques. En montrant des lumières et du zèlepour le bien public dans ces travaux législatifs, queles citoyens apprécient sans passion, elle mériterade voir la même estime la suivre et la soutenir dansces résolutions rigoureuses que la nécessité peutexiger d’elle.
IV. Les représentants d’une nation libre doiventse conformer à son esprit général; mais ils doiventaussi conserver la force de le maintenir, de le diri-ger, de le perfectionner, sans quoi ils s’exposent àdevenir bientôt les instruments passifs, non de la vo-lonté du peuple, mais de la fantaisie de quelques-unes de ses portions.
L’esprit actuel de la nation française est l’amourde l’égalité et de l’indépendance personnelle, la hainede toute autorité qui présente la moindre appa-rence d’arbitraire ou de perpétuité, le désir de voirtoutes les institutions nouvelles favoriser les classesles plus pauvres et les plus nombreuses, et celui defraterniser avec les hommes de tous les pays quiaiment la liberté, ou qui veulent la recouvrer. Teldoit être un peuple éclairé sur ses droits, jalouxde les maintenir; et ceux qui s’intéressent à sa pros-périté n’auraient rien à désirer, si le respect pour