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Tome douzième.
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DE LEURS REPRÉSENTANTS.

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la justice, si la soumission à la loi, si le zèle pourl’ordre public, faisaient également partie de cet es-prit général. Mais le sentiment de la justice, quoiquenaturel à l’homme, s’affaiblit et se déprave dans ceuxqui ont gémi sous le despotisme. Mais les Français,longtemps accoutumés à n’obéir qu’à des hommes,n’ont pu prendre en si peu de temps l’heureuse ha-bitude de ne voir que la loi dans celui qui com-mande en son nom. Mais le zèle pour l’ordre pu-blic est faible dans ceux qui n’ont pas encore jouides bienfaits de l’union, de l’ordre et de la liberté,qui n’ont jamais vu régner la paix qu’à côté de l’es-clavage.

L’exemple de la Convention fortifierait à cet égardl’esprit général, sans risquer d’affaiblir les élans dupatriotisme.

Que,dans ses discussions, elle écoute avec patiencemême les fausses subtilités qui se couvrent du nomsacré de lajustice. Qu’elle ne croie plus qu’il y ait àles mépriser, de l’élévation d’esprit ou de l’habiletépolitique. Qu’elle n’avilisse plus le mot révolution-naire , en paraissant le faire servir de voile à ce quel’exacte équité aurait désavoué.

Que , sévère à l’égard des fonctionnaires publics,elle montre à ceux même qui leur auront résistéavec de bonnes intentions et avec justice, le point oùils se sont écartés de la soumission due à la loi. Quejamais elle ne se laisse soupçonner de pouvoir partagercelle opinion absurde, qu’il existe entre l’ordre et laliberté une incompatibilité réelle; qu’elle cherche,au contraire, à détruire ce préjugé si funeste à la