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Tome douzième.
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DE LEURS REPRESENTANTS.

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el les hommes avec ma raison et non avec mes pas-sions, je continuerai de chercher la vérité et de ladire.

J’ai toujours pensé qu’une constitution républi-caine, ayant l’égalité pour base , était la seule qui fûtconforme à la nature, à la raison et à la justice; laseule qui pût conserver la liberté des citoyens et ladignité de l’espèce humaine. Au moment où la pre-mière fuite de Louis XYI a fait tomber le bandeaudont les yeux d’une grande partie de la nationétaient encore couverts, j’ai cru que le momentétait venu d’établir une constitution républicaine,et je l’ai demandée hautement, en démasquantaux yeux du peuple tous les sophismes sur lesquelson voulait étayer la prétendue nécessité de conser-ver la monarchie. Les événements m’ont prouvé œ de-puis que la seule constitution sous laquelle l’hommejouisse d’une véritable liberté, est aussi la seulequi puisse assurer la paix intérieure et l’indépen-dance de la nation française; que toute autre,quelque bonheur qu’elle puisse procurer aux nationsqui l’ont adoptée, serait pour nous une source éter-nelle de troubles et de misères; qu’elle conduiraitau despotisme par l’anarchie et la guerre civile.L’intérêt de la sûreté s’unit donc, en ce moment,à celui de la liberté, pour attacher tous les Françaisà la république. Ce qui pouvait n’étre, il y a quel-ques années, qu’une opinion fausse, serait aujour-d’huiune véritable trahison,non-seulement parce quela volonté nationale a prononcé, mais parce qu’ellen’aurait pu prononcer autrement sans perdre la patrie.