574 LES DÉPUTÉS DU DÉPARTEMENT DE l’aISNE
ramène le règne de la loi, nous ne voulons pointd’autre récompense.
Mais nous vous demandons de soutenir notre zèle,d’appuver de l’autorité de votre opinion cette néces-sité si évidente, de terminer promptement ce grandouvrage.
Pendant que la Convention se livre à ce travailque vous exigez d’elle, comment soutiendrait-elle cepoids immense des affaires publiques, que tant detrahisons viennent d’aggraver, si la confiance descitoyens paraissait l’abandonner? Eh bien, nousosons vous le dire : cette confiance, elle mérite dela conserver.
Nous y avons vu un zèle ardent et sincère pouradopter les mesures dignes d’un peuple libre, pourprésenter aux citoyens qui souffrent, des lois con-solatrices. Nous v avons vu une unanimité constante
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pour proscrire la royauté et pour vouloir une répu-blique, une, indivisible, comme le seul ordre dechoses qui convienne à la nation française.
Dans le procès de Louis, unanime sur le droitqu’avait la nation de le juger et de le punir, sur lanécessité de le soumettre à un jugement, sur la na-ture et les preuves de ses crimes, unanime mêmedans l’opinion qu’il méritait la peine la plus grave,la Convention n’a été divisée que sur les consé-quences politiques de l’exécution de son jugement;elle ne l’a été que par zèle pour vos intérêts, parrespect pour vos droits ; et le vœu de la majoritéune fois déclaré, est devenu celui de la Conventionentière.