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Tome douzième.
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PRONONCÉ A LA CONVENTION, ETC. $87

l’injustice, leur existence seule vous fait un devoirde les dissiper.

Dès lors, la nation consolée verra le terme oùelle aura enfin des lois fixes ; elle connaîtra du moinscelui où l’erreur de ses choix pourra être réparée.

Dès lors, tous ces projets d’avilir, de disperser lareprésentation nationale, d’en attaquer l’intégritépour l’accuser bientôt après de ne plus exercerqu’une autorité illégitime, devenus sans objet réel,perdront l’appui des hommes de bonne foi, qu’onaurait pu égarer, en calomniant ou vos intentions,ou votre courage.

Dès lors, nos ennemis étrangers verront avec ter-reur qu’ils ne peuvent espérer de vous vaincre envous divisant. Enfin, ce centre d’unité si nécessaireà la République française, et contre lequel se diri-gent tant d’efforts, sera mis à l’abri de tous lesorages.

Vous le savez, malgré le vœu , j’ose dire unanime,des citoyens, pour une république une et indivi-sible, pour un centre unique d’autorité et de forces,chaque jour nous voyons le patriotisme même alté-rer cette unité par des mesures partielles que le périlexcuse sans doute, mais dont l’habitude deviendraitbientôt dangereuse.

Tant qu’on ne verra point l’époque où un ordredurable , établi par la volonté nationale, pourra ré-pondre à chaque partie de la République, de sa tran-quillité, de sa sûreté, comment voulez-vous que cha-cune d’elles ne cherche pas les moyens de se sauverelle-même, et que la force nationale ne se dis-