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DISCOURS
personnelles, car ce serait l’exposer à les partager. Jene vous proposerai aucune de ces résolutions quiannonceraient que vous désespérez, ou de la chosepublique ou de vous-mêmes : mais je vous dirai :Montrez-vous à la nation comme des hommes quise sentent dignes delà confiance qu’ils ont obtenue,qui se croient en état de remplir leur devoir, maisqui, également éloignés de la présomption et de lafaiblesse, jugeant avec impartialité les obstacles qu’ilstrouvent dans eux-mêmes, et ceux que le sort peutleur préparer, veulent, autant qu’il est en eux,mettre le salut public à l’abri, et des événements,et de leurs propres passions.
Citoyens, je propose donc de fixer un terme suffi-samment éloigné, auquel les assemblées primairesseront convoquées pour accepter ou rejeter la cons-titution, si nous en avons terminé le projet, pournous remplacer par des élections nouvelles si cegrand ouvrage n’a pu être achevé.
Si vous prenez ce parti, dès lors toutes ces incul-pations si peu méritées de vouloir perpétuer le pou-voir dans vos mains, de profiter des maux publicspour satisfaire vos intérêts, votre ambition , vos pas-sions même., dès-lors tous ces prétextes de tant decalomnies s’évanouiront devant vous. Qui pourraiten effet vous reprocher encore, et cette cumulationde tous les pouvoirs, et cette autorité extraordinaired’un de vos comités, et ces pouvoirs si étendus,délégués à vos commissaires ? Je ne partage point lescraintes que ces résolutions ont inspirées, les soup-çons quelles ont fait naître ; mais, quelle qu’en soit