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Tome douzième.
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PRONONCÉ A LA CONVENTION, ETC. 58g

gleterre, si cette assemblée eût offert une constitu-tion au peuple, si même elle eût seulement fixé leterme où de nouveaux représentants seraient ap-pelés pour achever l’ouvrage qu’elle n’aurait pu ter-miner.

Monck n’eût point établi la royauté , si ce mêmeparlement, répétant cette même faute une secondefois, n’eût laissé ce général perfide maître de l’ins-tant où une nouvelle représentation serait convoquée.Le crime avait tramé ces conspirations ; mais ellesn’ont réussi que par la faute des hommes dont ilavait égaré la bonne foi trop crédule. Otez tout pré-texte aux hypocrites calomnies des conspirateurs ;ôtez-leur les moyens de tromper , vous leur aurez en-levé le pouvoir de nuire.

Abandonner au hasard, c’est-à-dire à l’intrigue ouaux ennemis de la liberté, la fixation de l’époqued’une convocation nouvelle, dans un pays qui n’apoint de constitution reconnue par le peuple, c’ests’exposera voir, ou l’unité disparaître, ou une as-semblée choisie en tumulte, au gré de quelques in-trigants , trahir les intérêts qu’elle serait chargée dedéfendre.

Dans une telle circonstance, limiter le temps del’exercice de vos pouvoirs , c’est vous assurer qu’ilsne seront jamais méconnus; c’est augmenter la forcede votre autorité de tout ce que vous lui aurez ôtéen durée; c’est la consacrer aux yeux du peuple, enla dépouillant de tout ce qu’elle peut faire craindred’arbitraire ou de dangereux pour la liberté.

Je propose de fixer pour terme le premier no-