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Tome douzième.
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DISCOURS

5 9 °

vembre, parce qu’un espace de cinq mois ne m’aparu ni assez étendu pour fatiguer la patience descitoyens par une trop longue attente, ni assez res-serré pour nous exposera une précipitation dange-reuse; parce que, dans celte saison, aucun événe-ment de la guerre, aucun complot des puissancesennemies ne pourra troubler les opérations des as-semblées primaires; parce que, si la constitutionn’est pas terminée, l’assemblée nouvelle, réunie aui5 décembre, aura encore le temps d’acbever votreouvrage et de terminer la paix ou de préparer lesforces nécessaires pour une troisième campagne ; en-fin , s’il nous était permis de nous occuper de nous-mêmes, parce qu’on ne pourrait nous accuser d’avoircherché à quitter nos fonctions dans un temps del’année où les périls extérieurs peuvent devenir pluspressants, où les orages intérieurs peuvent éclaterd’une manière plus effrayante.

En fixant une époque, vous ne renoncez point àl’espérance de satisfaire plus tôt l’impatience des ci-toyens : vous leur donnez seulement une assuranceque leur attente ne sera point trompée, que l’onne verra point la France sans lois fixes, sans pouvoirsdéterminés, sans constitution, obligée de soutenirencore une fois les efforts de l’Europe conjurée.Croyez-vous que vos successeurs, préparés par vosdiscussions , pressés par le vœu de la nation , ne sehâteraient point de remplir ses espérances?

Enfin , quoi qu’il puisse arriver, vous auriez dumoins, par votre exemple, garanti pour toujoursle peuple français de tous les dangers d’un pou-