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Tome douzième.
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DISCOURS

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substituer une volonté particulière à la sienne, sousprétexte qu’on peut l’égarer?

Y a-t-il une si grande perfidie à proposer d’empê-cher tels ou tels individus de représenter la nationfrançaise, si elle ne veut plus être représentée pareux? .Est-ce bien véritablement la longue durée de laConvention actuelle que craignent nos ennemis? Neserait-ce pas plutôt l’existence assurée d’une repré-sentation nationale investie de la confiance dupeuple?

Je sais combien il est précieux pour la libertéque cette représentation soit, comme la Conventionactuelle, républicaine jusqu’à l’enthousiasme; etc’est précisément pour s’assurer cet avantage, qu’ilne faut par s’exposer à la voir dissoudre par la forcede l’opinion nationale, qu’un trop long retard duprojet de constitution aurait aliénée d’elle.

L’intérêt que nous avons tous de terminer cetouvrage n’aurait-il pas une activité bien plus grande,si nous perdions toute idée de prolonger indéfini-ment le temps qui nous reste? Ne résisterions-nouspas plus fortement à tout ce qui pourrait nous endétourner? Cette pensée, que chaque jour le termeapproche, n’effrayerait-elle pas les passions, l’amour-propre, la loquacité, l’esprit de parti? Et n’est-ce paslà le moyen le plus efficace de nous assurer que laconstitution sera présentée par nous, malgré lesefforts des ennemis de la liberté?

Du moins en proposant cette résolution, j’aurairempli deux devoirs : l’un, d’avertir mes collèguesdes dangers que je crois très-réels; l’autre, de dé-