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Tome douzième.
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JOURNAL D’INSTRUCTION SOCIALE.

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Si, dans une science quelconque, vous proposezà l’homme le plus instruit de discuter une questionou de la résoudre, à moins qu’elle n’ait été déjà l’ob-jet de ses recherches, ou qu’elle n’y ait un rapport <

immédiat, il aura besoin de temps et d’études pré-liminaires pour vous bien répondre.

Or, c’est ce temps, ce sont ces études cpue la lec-ture du journal, peut épargner dans les circonstancesoù l’empressement de discuter et d’avoir une opinion,ne permettrait point de recourir à d’autres moyensde s’instruire.

On aura, de plus, l’avantage d’y trouver les ques-tions importantes, débarrassées de tout ce dont lespréjugés anciens et les nouvelles passions ont pu lesembarrasser.

Les hommes ignorants , mais ayant des mœurssimples, ont, en général, l’esprit juste; leur bon sens j

saisit ou démêle la vérité. Mais l’habitude leur adonné des préjugés d’autant plus difficiles à déraci-ner, que leurs idées sont renfermées dans un cercleplus étroit. Il leur est bien difficile aussi de ne passe laisser entraîner par des sophismes qui leur sontprésentés avec l’art propre à les séduire, de trouverdes réponses à ces sophismes, de deviner même qu’ilen existe. Ainsi, combattre les préjugés qui corrom-pent la raison de la partie du peuple la moins ins-truite, le prémunir d’avance contre les sophismes deses hypocrites protecteurs, c’est, sans doute, unmoyen de prévenir ses égarements et les maux quidoivent en résulter pour lui-même.

Les ouvrages philosophiques ont pour but, les

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