PROSPECTUS.
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s’avilissent pas à les servir. Tous craignent que leslumières ne se répandent, parce qu’ils ne peuventvaincre qu’en combattant dans les ténèbres.
Montrer au peuple les pièges où ces hommes veu-lent l’engager, est donc un des premiers devoirs desécrivains qui se dévouent à la cause de la vérité etde la patrie.
Jamais la tyrannie ne s’est établie, ni maintenueque par l’erreur, et parce que les moyens ou le cou-rage de détromper le peuple ont manqué aux amisde la liberté.
Nous nous garderons bien de nous faire, auprèsdes lecteurs, le moindre mérite d’employer ou d’é-viter la métaphysique, d’afficher ou de dépriser laphilosophie. La raison est une, et n’a qu’un langage.On peut lui donner différents noms, suivant les ob-jets auxquels on l’applique ; mais elle ne change pourcela ni de nature , ni de méthode.
Au reste, le but de ce journal n’est pas de donnerdes opinions, mais de mettre à portée de s’en for-mer une.
Nous ne demandons pas que les hommes pensentcomme nous ; mais nous désirons qu’ils apprennentà penser d’après eux-mêmes. Ce n’est pas un caté-chisme politique que nous voulons enseigner; cesont des discussions que nous soumettons à ceuxqu’elles intéressent, et qui doivent les juger.