sur l’impôt progressif.
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On donnerait des billets portant 3 ou 3 et demipour cent d’intérêt, et reçus en payement des biensnationaux de toute espèce. Chaque individu taxétrouverait à emprunter, parce que le prêteur pour-rait se réserver le droit de veiller sur l’emploi desbillets, et que dès lors il aurait une hypothèque spé-ciale et première sur un bien national, sans affaiblirles droits qu’il acquerrait sur le reste de la fortunede l’emprunteur.
11 pourrait en résulter quelque embarras et quel-que sacrifice; mais comme il s’agit évidemment,pour chacun, de la conservation du tout, il seraitdifficile de se plaindre. Supposons une masse depropriétaires menacés d’un danger commun; decelui, par exemple, de voir leurs propriétés dé-truites par des inondations; supposons que, pouréviter ce danger, ils aient besoin seulement d’ache-ter comptant des terrains, des usines dont la libredisposition est indispensable pour le succès de tra-vaux nécessaires, mais dont ensuite la valeur leurrestera tout entière ; ces propriétaires ne s’empres-seraient-ils pas d’emprunter pour faire ces acquisi-tions? ne se répartiraient-ils pas ces emprunts entreeux à peu près à proportion des pertes qu’ils peuventcraindre? Eh bien, ce que ces hommes feraientpour leur avantage personnel, parce qu’ils peuvents’entendre, est précisément ce que nous proposons,ici d’imposer aux citoyens riches, qui sont en tropgrand nombre pour se concerter aisément sur lesintérêts communs à tous.
On v trouverait encore l’avantage d’augmenter la