sur l’impôt progressif.
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peut retirer de leur crédit, surtout quand une na-tion a bien moins besoin de ressources nouvelles,que de moyens de réaliser celles qu’elle a déjà, et dediminuer une masse trop grande de papier-mon-naie à laquelle on n’a pu assurer qu’une extinctiontrès-lente.
C’est le cas où se trouve la France. Ainsi, dimi-nuer la masse des assignats, en bâter l’extinctionau moyen d’avances faites par les riches, tel est ac-tuellement le véritable intérêt de la nation française,et le seul moyen qu’elle puisse employer pour userde toutes ses ressources actuelles, sans altérer cellesqu’il peut être utile de lui ménager dans l’avenir.
L’enthousiasme de la liberté a souvent produitd’heureuses révolutions politiques; mais tout bou-leversement, dans l’organisation sociale est funesteà ceux qui osent le tenter, à la cause qu’ils soutien-nent, comme au peuple qui l’éprouve. Jusqu’à ceterme, la société reste entière au milieu des oragesqui semblent menacer de la détruire. Des mauxpartiels et passagers sont bientôt réparés par une ac-tivité nouvelle, conséquence nécessaire de ces agi-tations.
Un emprunt forcé, même d’une somme égale àla portion du revenu présumé qui excède un termefixé, produirait des avantages immenses, en dimi-nuant la masse des assignats. On pourrait le renou-veler tant qu’il resterait des biens nationauxàvendre,et cette mesure ne nuirait point à la prospérité pu-blique par le bouleversement des fortunes particu-lières.