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Tome douzième.
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AUX CITOYENS FRAHCAIS ,

a d’avantages sur celles qui seraient confiées à descorps électoraux.

Mais les élections immédiates exigent des formestrès-simples, et il n’était pas facile de concilier cettesimplicité avec un mode combiné de manière àexprimer constamment le vœu de la majorité.

D’après la méthode proposée par le premier co-mité, en se rendant huit fois chaque année au chef-lieu de son assemblée primaire, chaque citoyenpouvait voter dans toutes les élections; chacuned’elles n’exigeait que des opérations très-simples;des moyens techniques auraient facilité et l’émissiondu vœu et le dépouillement du scrutin. On suppri-mait entièrement avec les corps électoraux tout cequ’il peut en résulter d’intrigues, de corruption, demoyens de troubles et d’anarchie.

Les choix ne se faisaient qu’à la majorité; le scru-tin d’élection n’étant pas signé, en garantissait l’in-dépendance ; les députés d’un même département,les membres d’une même administration étaient éluspar une seule opération, ce qui évitait à la fois, etles inconvénients des élections successives, et ledanger de faire élire à des places importantes parune trop petite masse de citoyens.

Cette partie du premier plan avait été combinéeavec beaucoup de soin. Qu’a-t-on fait dans le second?On a encore passé à côté des difficultés au lieu deles résoudre. Les députés au corps législatif sontélus un à un, par une petite portion de citoyens,moyen sûr de livrer les élections à l’intrigue, et lesles places à la médiocrité.