SUR r,A NOUVELLE CONSTITUTION. 667
peuple devînt un tyran , ne peuvent plus cacher leurcrainte de le voir demeurer libre.
D’ailleurs, quel rapport entre la démocratie et lesjurés civils? Ils seraient également bons à Constan-tinople et à Glaris.
Mais il faut bien que ceux qui veulent domineraient des places à donner, et tout le monde ne peutse croire destiné au conseil des vingt-quatre.
Aussi-les administrations de district qui compli-quent si inutilement les ressorts du gouvernement,supprimées par le premier comité, ont-elles été ré-tablies.
Les rapports de la France avec les nations étran-gères étaient déterminés, dans le premier plan ,d’après les principes rigoureux du droit des gens.
Dans le second, on y a substitué des maximes detribune. La dernière, dans sa généralité vague, pré-sente même une absurdité; car il en résulterait, enla prenant à la lettre, l’impossibilité de faire la paix,sans une restitution préalable.
En effet, lors même qu’on devait l’obtenir par lapaix, les circonstances peuvent être telles, qu’il soitimpossible d’en faire un des préliminaires du traité.De plus, ne sait-on pas que les principes du droitdes gens doivent être réciproques entre les nations,comme ceux du droit politique ou civil entre les ci-toyens d’une même république?
D’ailleurs, où serait l’humanité, où serait la jus-tice , de dévouer plusieurs millions d’hommes à delongs malheurs, plutôt que de consentir à une ces-sion de territoire? !i est grand, i! est digne d’une