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AUX CITOYENS FRANÇAIS,
nation généreuse, de s’exposer à de grands sacri-fices, et même à des dangers réels, avant de souffrirune séparation si douloureuse; mais il n’est ni rai-sonnable, ni juste d’en faire une loi constitution-nelle. Que toute cession ait besoin d’être consentiepar le vœu national, et l’on aura complètement res-pecté les droits qu’une partie de l’association peutavoir sur la masse de l’association tout entière.
Le premier plan consacrait un assez grand nombred’articles à la garantie de la liberté civile; mais unprojet rédigé, décrété sous l’influence des factieuxqui violaient cette liberté avec tant d’audace, pou-vait-il imposer aux autorités établies ce frein si né-cessaire? Aussi se borne-t-on dans ce projet à garantirla liberté des pétitions et celle de former des sociétéspopulaires, parce que ces mêmes factieux en domi-nent quelques-unes, et qu’ils ont appelé du nom depétition les ordres qu’ils ont osé donner aux repré-sentants du peuple.
Un plan de constitution, malgré des lacunes, desincohérences, ou même des dispositions dangereusespour la liberté, pourrait être adopté, si d’ailleurs il ren-fermait des moyens sûrs et paisibles de réformation.
Le premier projet avait cet avantage.
Il soumettait la Constitution à une réforme aprèsun intervalle de vingt ans. La majorité des citoyensavait dans tous les temps le droit de l’exiger, et pourcju’ils fussent interrogés sur cette question , il suffi-sait que , soit la majorité dans un département , soitle corps législatif, crussent sentir la nécessité d’unchangement.