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EXAMEN DE DON SANCHE.
on ait parlé dans la protase; et il n’a point de raison d’ar-river ce jour-là plutôt qu’un autre, sinon que la piècen’aurait pu finir s’il ne fût arrivé.
L’unité de jour y est si peu violentée, qu’on peut soute-nir que l’action ne demande pour sa durée que le tempsde sa représentation. Pour celle de lieu, j’ai déjà dit que jen’en parlerais plus sur les pièces qui restaient à examiner.Les sentiments du second acte ont autant ou plus de déli-catesse qu’aucuns que j’aie mis sur le théâtre. L’amour desdeux reines pour Carlos y parait très-visible, malgré lesoin et l’adresse que toutes les deux apportent à le cacher
dans leurs différents caractères, dont l’un marque plusd’orgueil, et l’autre plus de tendresse. La confidence qu’yfait celle de Castille avec Blanche est assez ingénieuse; et,par une réflexion sur ce qui s’est passé au premier acte,elle prend occasion de faire savoir aux spectateurs sa pas-sion pour ce brave inconnu, qu’elle a si bien vengé dumépris qu’en ont lait les comtes. Ainsi on ne peut direqu’elle choisisse sans raison ce jour-là plutôt qu’un autrepour lui en confier le secret, puisqu’il paraît qu’elle le saitdéjà, et qu’elles ne font que raisonner ensemble sur cequ’on vient de voir représenter.
FIN DE DON SANCHE d’ABAGON.