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PSYCHÉ, ACTE IV, SCÈNE I.
PSVCIlÉ.
Votre amour me fait une grâceDont je n’abuserai jamais.
l’amoub.
Allons voir cependant ces jardins, ce palais,
Où vous ne verrez rien que votre éclat n’efface.
Et vous, petits Amours, et vous, jeunes Zéphyrs,Qui pour armes n’avez que de tendres soupirs,Montrez tous à l’envi ce qu’à voir ma princesseVous avez senti d’allégresse.
TROISIÈME INTERMÈDE.
Il se fait une entrée de ballet de quatre Amourset quatre Zéphires, interrompue deux fois par undialogue chanté par un Amour et un Zéphire.
SECOND COUPLET.
LE ZÉPHIRE.
L’Amour a des charmes ;RendonsJui les armes :
Ses soins et ses pleursNe sont pas sans douceurs.
Un cœur, pour le suivre,
A cent maux se livre.
11 faut, pour goûter ses appas,Languir jusqu’au trépas;
Mais ce n’est pas vivreQue de n’aimer pas.
ILS CHANTENT ENSEMBLE.
S’il faut des soins et des travauxIîn aimant,
Ôn est payé de mille mauxPar un heureux moment.
LE ZÉPHIRE SEUL.
LE ZÉPHIRE.Aimable jeunesse,
Suivez la tendresse;
Joignez aux beaux joursLa douceur des Amours.
C’est pour vous surprendreQu’on vous fait entendreQu’il faut éviter leurs soupirsEt craindre leurs désirs :Laissez-vous apprendreQuels sont leurs plaisirs.
ILS CHANTENT ENSEMBLE.
Chacun est obligé d’aimerA son tour;
Et plus on a de quoi charmer,
Plus on doit à l’Amour. .
LE ZÉPniRE SEUL.
Un cœur jeune cl tendreEst fait pour se rendre ;
Il n’a point à prendreDe fâcheux détour.
ILS CHANTENT ENSEMBLE.
Chacun est obligé d’aimerA son tour ;
Et plus on a de quoi charmer,
Plus on doit à l’Amour.
On craint, on espère,
Il faut du mystère :
I Mais on n’obtient guère
De bien sans tourment.
ILS CnANTENT ENSEMBLE.
S’il faut des soins et des travauxEn aimant,
On est payé de mille mauxPar un heureux moment.
l’amour seul.
Que peut-on mieux faireQu’aimer et que plaire?
C’est un soin charmantQue l’emploi d’un amant.
ILS CHANTENT ENSEMBLE.
S’il faut des soins et des travauxEn aimant,
I On est payé de mille mauxPar un heureux moment.
Le théâtre devient un autre palais magnifique,coupé dans le fond par un vestibule, au travers du-quel on voit un jardin superbe et charmant, décorede plusieurs vases d’orangers, et d’arbres chargés detoutes sortes de fruits.
l’amour SEUL.
Pourquoi se défendre ?
Que sert-il d’attendre ?
Quand on perd un jour,
On le perd sans retour.
ILS CHANTENT ENSEMBLE.
ACTE QUATRIÈME.
SCÈNE PREMIÈRE.
Chacun est obligé d’aimerA son tour ;
Et plus on a de quoi charmer,Plus on doit à l’Amour.
AGLAURE, CYDIPPE.
AGLÀURE.
Je n’en puis plus, ma sœur; j’ai vu trop de merveilles-