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Tome second.
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POEMES sua LES VICTOIRES DU ROI.

Ce que n’espérait plus aucun médiateur,ï’u le fais par toi-même, et le fais de hauteur.

On l’admire avec joie; et, loin de t’en dédire,ïes plus fiers ennemis s’empressent d’y souscrire :

Hn zèle impatient de t’avoir pour soutienKéduit leur politique à ne contester rien.

Us ont vu tout possible à tes ardeurs guerrières;lit, sûrs que ta justice y mettra des barrières,

Qu’elle se défendra de rien garder du leur,

Us la font seule arbitre entre eux et la valeur.

Qu'il t’épargne de sang, Espagne ! il te veut rendreEes villes qu’il faudrait tout un siècle à reprendre;

Il en est en llaiuaut, en Flandre, que son choix,

Cn t'imposant la paix, remettra sous tes lois :

'lais au commun repos s’il fait ce sacrifice,

'in tous tes alliés il veut même justice,

Et qu’aux lois qu’il se fait leurs intérêts soumis,

Ne laissent aucun lieu de plainte à ses amis.

O vous qu’il menaçait, et qui vous teniez prêtesA l’infaillible honneur d’être de ses conquêtes ,

'‘laces dignes de lui, Mons, N’amur, plaignez-vous :Ea paix vous ôte un maître à préférer à tous ;

Et Louis au vieux joug vous laisse condamnées,Quand vous vous promettiez nos bonnes destinées.

Heureux, au prix de vous, Ypres et Saint-Omer!"s ont eu comme vous de quoi les alarmer ;

" s ont vu comme vous leur campagne fumanteEaire passer chez eux la faim et l’épouvante :

"lais pour cinq ou six jours que ces maux ont duré,Us ont mon roi pour maître, et tout est réparé.

Ainsi fait le bonheur de l’Égypte inondéeEu Nil impétueux la fureur débordée;

Ainsi les mêmes (lots qu’elle fait regorgerEnrichissent les champs qu’il vient de ravager.

Consolez-vous pourtant, places qu’il abandonne,Qu’il semble dédaigner d’unir à sa couronne;

El'arles, dont vous aurez à recevoir les lois ,

Voudra d’un si grand maître apprendre l’art des rois,Et vous verrez l’effort de sa plus noble étude

S’attacher à le suivre avec exactitude.

Magnanime Dauphin, n’en soyez point jalouxSi jamais on le voit s’élever jusqu’à vous;

Il pourra faire un jour ce que déjà vous faites,

Etre un jour en vertus ce que déjà vous êtes;

Blais exprimer au vif ce grand roi tout entier,

C’est ce qu’on ne verra qu’en son digne héritier:

Le privilège est grand, et vous serez l’uniqueA qui du juste ciel le choix le communique.

J’allais vous oublier, Bataves généreux,

Vous qui sans liberté ne sauriez vivre heureux,

Et que l’illustre horreur d’un avenir funesteA fait de l’alliance ébranler tout le reste.

En ce grand coup d’État si longtemps balancé,

Si tout ce reste suit, vous avez commencé ;

Et Louis, qui jamais n’en perdra la mémoire,

Se promet de vous rendre à toute votre gloire ;

De rétablir chez vous l’entière liberté,

Mais ferme, mais durable à la postérité,

Et telle qu’en dépit de leurs destins sévèresVos aïeux opprimés l’acquirent à vos pères.iM’en désavoûras-tu, grand roi, si je le dis ?

Me pardonneras-tu, si par là je finis?

Mille autres te diront que pour ce bien suprême,Vainqueur de toutes parts , tu t’es vaincu toi-même ;Ils diront à l’envi les bonheurs que la paixVa faire à gros ruisseaux pleuvoir sur tes sujets ;

Ils diront les vertus que vont faire renaîtreL’observance des lois et l’exemple du maître ,

Le rétablissement du commerce en tous lieux,L’abondance partout répandue à nos yeux,

Le nouveau siècle d’or qu’assure ton empire,

Et le diront bien mieux que je ne le puis dire.

Moi, pour qui ce beau siècle est arrivé si tardQue je n’y dois prétendre ou point ou peu de part;Moi, qui ne puis le voir qu’avec un œil d’envieQuand il faut que je songe à sortir de la, vie;

Je n’ose en ébaucher le merveilleux portrait,

De crainte d’en sortir avec trop de regret.

FI.N DKS POEMES.