5$ LES FRÈRES ENNEMIS.
Ils ont trouvé d’abord la princesse et la reine yEt bientôt ils seront dans la chambre prochaine.
ÉTÉOCLE.
Qu’ils entrent. Cette approche excite mon courroux.Qu’on hait un ennemi quand il est près de nous !créon.
Àh ! le voici. (a part.) Fortune, achève mon ouvrage,Et livre-les tous deux aux transports de leur rage !
SCÈNE III.
JOCASTE, ÉTÊOCLE, POLYNICE, ANTIGONE,HÉMON , CRÉON.
JOCASTE.
Me voici donc tantôt au comble de mes vœux,
Puisque déjà le ciel vous rassemble tous deux.
Vous revoyez un frère, après deux ans d’absence,Dans ce même palais où vous prîtes naissance :
Et moi, par un bonheur où je n’osois penser,
L’un et l’autre à la fois je vous puis embrasser.Commencez donc, mes fils, cette union si chère ;
Et que chacun de vous reconnoisse son frère :
Tous deux dans votre frère envisagez vos traits ;
Mais, pour en mieux juger, voyez-les de plus près.Sur-tout que le sang parle et fasse son office.Approchez, Étéocle; avancez, Polynice..,.
Hé quoi î loin d’approcher, vous reculez tous deux !D’où vient ce sombre accueil et ces regards fâcheux ?.üï’est-ee point que chacun, d’une ame irrésolue,
Pour saluer son frère attend qu’il le salue*