?8 LES FRÈRES ENNEMIS. ACRE V, SCÈNE YI,AT talé, lui arrachant son épée.
Ai, seigneur ! quelle cruelle envie !CKÉON.
Ah î c’est m’assassiner que me sauver la vie !
Amour, rage, transports, venez à mon secours,Venez, et terminez mes détestables jours !
De ces cruels amis trompez tous les obstacles !
Toi, justifie, ô ciel, la foi de tes oracles îJe suis le dernier sang du malheureux Laïus ;Perdez-moi, dieux cruels, ou vous serez déçus.Reprenez, reprenez cet empire funeste ;
Vous m’ôtez Antigone, ôtez-moi tout le resfe :
Le trône et vos présents excitent mon courroux ;
Un coup de foudre est tout ce que je veux de vous.
Ne le refusez pas à mes vœux, à mes crimes ;
Ajoutez mon supplice à tant d’autres victimes.
Mais en vain je vous presse, et mes propres forfaitsMe font déjà sentir tous les maux que j’ai faits.
Jocaste, Polynicc, Ètéocle, Antigone,
Mes fils que j'ai perdus pour melever au trône,
Tant d’autres malheureux dont j’ai causé les maux,Font déjà dans mon cœur Tpffîce de bourreaux.Arrêtez.... Mon trépas va venger votre perte ;
La foudre va tomber, la terre est entr'ouverte ;
Je ressens à la fois mille tourments divers,
Et je m’en vais chercher du repos aux enfers.
(Il tombe entre les mains des gardes.)
FIS DE LA THÉBAÎDE*