ACTE V, SCÈNE V.
Elle s’eu 'ôst, seigneur, mortellemeut frappée fEt dans son sang, liélas ! elle est soudain tombée.Jugez à cet objet c.e que j'ai dû sentir.
Mais sa belle arue enfin, toute prête h sortir :
« Cher Tlcmon, c’est à toi que je me sacrifie, »Dit-elle : et ce moment a terminé sa vie.
J’ai senti son beau corps tout froid entre mes bras jEt j’ai cru que mon amc alloit suivre ses pas.Heureuse mille fois, si ma douleur mortelleDans la nuit dfi tombeau m’eut plongée avec elle J
S CHÊNE VI.
CRÉON, ATT ALE, gardes.
C n à o y.
Ainsi donc vous fuyez un amant odieux,
Et vous-mème, cruelle, éteignez vos beaux yeux !Vous fermez pour jamais ces beaux yeux que j’adoreEt, pour ne me point voir, vous les fermez encore!Quoiqu’IIcmon vous fût cher, vous courez au trépasBien plus pour m’éviter que pour suivre ses pas !Mais, dussiez-vous encor ra’étre aussi rigoureuse,
Ma présence aux enfers vous fût-elle odieuse,
Dût après le trépas vivre votre courroux,
Inhumaine, je vais y descendre après vous;
Vous y verrez toujours l’objet de votre haine,
Et toujours mes soupirs vous rediront ma peine,
Ou pour yous adoucir, ou pour vous tourmenter;
Et vous ne pourrez plus mourir pour m’éviter.Mourons donc....
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