PREMIÈRE PRÉFACE.
J e ne rapporterai point ici ce que l’histoire dit dePorus , il faudroit copier tout le huitième livre deQuinte-Curce ; et je m’engagerai moins encore àfaire une exacte apologie de tous les endroitsqu'on a voulu combattre dans ma pièce. Je n’aipas prétendu donner au public un ouvrage par-fait ; je me fais trop justice pour avoir osé me flat-ter de cette espérance. Avec quelque succès qu'onait représenté mon Alexandre , et quoique lespremières personnes de la terre et les Alexandresde notre siècle se soient hautement déclarés pourlui, je ne me laisse point éblouir par ccs illustresapprobations. Je veux croire qu’ils ont voulu en-courager un jeune homme , et m’exciter à faireeucore mieux dans la suite; mais j’avoue que,quelque défiance que j’eusse de moi-même, je n'aipu m'empêcher de concevoir quelqu'opinion dema tragédie , quand j’ai vu la peine que se sontdonnée certaines gens pour la décrier : on ne faitpoint tant de brigues contre un ouvrage qu'onn'estime pas ; on se contente de ne plus le voirquand on l’a vu une fois, et on le laisse tomber de
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Racine» I»