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Tome I.
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PREMIÈRE'PRÉFACÉ.

lui-même , sans daigner seulement contribuer à sachute. Cependant j’ai eu le plaisir de voir plus desix fois de suite, à ma pièce , le visage de ces cen-seurs; ils n’ont pas craint de s’exposer si souventà entendre une chose qui leur déplaisoit : ils ontprodigué libéralement leur temps et leurs peinespour la venir critiquer, sans compter les chagrinsque leur ont peut-être coûtés les applaudissementsque leur présence n’a pas empêché le public deme donner.

Je ne représente point à ces critiques le goût del’antiquité; je vois bien qu’ils le connoisscnt mé-diocrement. Mais de quoi se plaignent-ils, si toutesmes scènes sont bien remplies , si elles sont bienliées nécessairement les unes aux autres, si tousmes acteurs ne viennent point sur le théâtre , quel’on ne sache la raison qui les y fait venir, et si ,avec peu d’incidents et peu de matière, j’ai étéassez heureux pour faire une pièce qui les a peut-être attachés malgré eux depuis le commencement'jusqu’à la fin ? Mais ce qui me console, c’est devoir mes censeurs s’accorder si mal ensemble : lesuns disent que Taxiîe n’est point assez honnêtehomme ; les autres, qu’il 11e méritepoint sa perte:les uns soutiennent qu’Alexandre n’est point assezamoureux ; les autres, qu’il ne vient sur le théâtre