ACTE SECOND.
SCÈNE I.
CLÉOFILE, ÉPHESTION.
ÉPHESTÏON.
Oui, tandis que vos rois délibèrent ensemble,
Et que tout se prépare au conseil qui s’assemble,Madame, permettez que je vous parle aussiDes secrètes raisons qui m’amènent ici.
Fidèle confident du beau feu de mon maître,
Souffrez que je l’explique aux yeux qui l’ont fait naîtreEt que pour ce héros j’ose vous demanderLe repos qu’à vos rois il v eut bien accorder.
Après tant de soupirs, que faut-il qu’il espère ?Attendez-vous encore après l’aveu d’un frère ?
Voulez-vous que son cœur, incertain et confus,
Ne se donne jamais sans craindre vos refus ?
Faut-il mettre à vos pieds le reste de la terre ?
Faut-il donner la paix ? faut-il faire la guerre ?Prononcez : Alexandre est tout près d’y courir,
Ou pour vous mériter, ou pour vous conquérir.
c l é o r i r E.
Puis-je croire qu'un prince au comble de la gloireDe nies foibiûo attraits .garde encor la mémoire *