ALEXANDRE. ACTÉ îi; SCÈNE L tôt}Que, traînant aprèslitt la victoire et l'effroi,
Il se puisse abaisser h soupirer pour moi ?
Des captifs comme lui brisent bientôt leur chaîne }
À de plus hauts desseins la gloire les entraîne ;
Et l’amour dans leurs coeurs, interrompu, troublé 1 ,
Sous le faix des lauriers est bientôt accablé;
Tandis que ce hcros me tint sa prisonnière,
J’ai pu toucher son cœur d’une atteinte légère :
Niais je pense , seigneur, qu’en rompant mes liensAlexandre h son tour brisa bientôt les siens.
ifHESTION.
Ah ! si vous l’aviez, vu, brûlant d’impatience,
Compter les tristes jours d’üne si longue absence .
Vous sauriez que, l’amour précipitant ses pas,
Il ne clierchoît que vous en courant aux combats.
C est pour vous qu’on l’a vu, vainqueur de tant de priû‘ce$,D’un cours impétueux traverser vos provinces,
Et briser en passant, sous l’effort de ses coups,-Tout ce qui l’empêchoit de s’approcher de vous.
Da voit en même champ vos drapeaux et les nôtres }
De ses retranchements II découvre les vôtres iMais, après tant d’exploits, ce,timide vainqueurCraint qu’il ne soit encor bien, loin de votre cœur*
Que lui sert de courir de centrée en contrée,
S’il faut que de ce cœur vous lui fermiez l'entrée fSi, pour ne point répondre a de sincères vœux,
Vous cherchez chaque jour à douter de ses feux \
Si votre esprit, armé de mille défiances,,..?.
CLÉOFILE.
Hélas î de tels soupçons sont' de foiblea défenses}fiaciuc* I. i Or