ACTE I I, SCÈNE I I. 1x3
Et, recevant l'appui que vous offre son bras,
D'un si grand défenseur honorez vos états.
Voilà ce qu’un grand roi veut bien vous faire entendre,Prêt à quitter le for, et prêt à le reprendre.
Vous savez son dessein: choisissez aujourd’hui
Si vous voulez tout perdre, ou tenir tout de lui.
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TAX ILE.
Seigneur, ne croyez point qu’une fierté barbareNous fasse méconnoître une vertu si rare ;
Et que dans leur orgueil nos peuples affermisPrétendent, malgré vous, être vos ennemis.
Nous, rendons ce qu’on doit aux illustres exemples :
Vous adorez des dieux qui nous doivent leurs temples;Des héros qui chez vous passoient pour des mortelsEn venant parmi nous ont trouvé des autels.
Maïs en valu l’on prétend, chez des peuples si braves,Au lieu d’adorateurs se faire des esclaves :
Croyez-moi, quelque éclat qui les puisse toucher,ils refusent l’encens qu’on leur veut arracher.
Assez d’autres états, devenus vos conquêtes,
De leurs rois, sous le joug, ont vu ployer les têtes ;
Après tous ces états qu’Aîexandre a soumis,
N’est-il pas temps, seigneur, qu’il cherche-des amis?Tout ce peuple captif, qui tremble au nom d’un maître,Soutient mal un pouvoir qui ne fait que de naître,ils ont pour s'affranchir les yeux toujours ouverts :
Votre empire n’est plein que d’ennemis couverts ;iis pleurent en secret leurs rois sans diadèmes :
Vps fera trop étendus se relâchent d eux-mêmes;
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