ACTE TROISIÈME.
SCÈNE I.
AXIANE, CLEOF1LE.
AXIAIÎE.
Q u o i ! madame, en ces lieux on me tient enferme'e tJe ne puis au combat voir marcher mon armée !
Et, commençant par moi sa noire trahison,
Taxile de son camp me fait une prison !
C’est donc là cette ardeur qu’il me faisoit paroître 1Cet humble adorateur se déclare mon maître !
Et déjà son amour, lassé de ma rigueur,
Captive ma personne au défaut de mon cœur !
cléofile.
Expliquez mieux les soins et les justes alarmesD’un roi qui pour vainqueur ne connoït que vos charmesEt regardez, madame, avec plus de bonté'
L’ardeur qui l’intéresse à votre sûreté.
Tandis qu’autour de nous deux puissartes armées,D’une égale chaleur au combat animées,
De leur fureur par-tout font voler les éclats,
De quel autre côté conduiriez-vous vos pas ?
Où pourriez-vous ailleurs éviter la tempête?
Un plein calme en ces lieux assure votre tête.
Tout est tranquille....