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Tome I.
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ACTE 111, S C È K E II.

T AXtLE.

C’en est fait ; et sa valeur trompéeDes maux que j’ai prévus se voit enveloppée.

Ce c’est pas, car mon cœur, respectant sa vertu,N’accable point encore un rival abattu ;

C.e n’est pas que son bras, disputant la victoire,N’en ait aux ennemis ensanglanté la gloire ;

Qu elle-même, attachée à ses faits éclatants,

Entre Alexandre et lui n’ait douté quelque temps :Mais enfin contre moi sa vaillance irritéeAvec trop de chaleur s’étoit précipitée.

J’ai vu ses bataillons rompus et renversés,

Vos soldats en désordre, et les siens dispersés ;

Et lui-même, à la fin, entraîné dans leur fuite,Malgré lui du vainqueur éviter la poursuite ;

Et, de son vain courroux trop tard désabuse,Souhaiter le secours qu’il avoit refusé.

A X IA N E.

Qu’il avoit refusé ! Quoi donc ! pour ta patrie,l’on indigne courage attend que l’on te prie îIl faut donc, malgré toi, te traîner aux combats,

Et te forcer loi-même à sauver tes états !

L’exemple de Porus, puisqu’il faut qu’on t'y porte tDis-moi, n’étoit-cè pas une voix assez forte!

Ce héros en péril, ta maîtresse en danger.

Tout I état périssant n’a pu t’encourager 1Va, tu sers bien le maître à qui ta sœur te donne.Achève, et fais de moi ce que sa haine ordonne;Garde a tous les vaincus un traitement égal jEnchaîne ta maîtresse eu livrant ton rival.

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