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Tome I.
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xa6 ALEXANDRE.

Aussi-bien c’en est fait, sa disgrâce et ton crimeOnt placé dans mon cœur ce héros magnanime.

Je l’adore ; et je veux, avant la fin du jour,Déclarer à la fois ma haine et mon amour ;

Lui vouer, à tes yeux, une amitié fidèle,

Et te jurer, aux siens, une haine immortelle.Adieu. Tu me. connois : aime-moi si tu veux.

T AXILE.

Ah ! n’espérez de moi que de sincères vœux,Madame : n’attendez ni menaces ni chaînes;Alexandre sait mieux ce qu’on doit à des reines:Souffrez que sa douceur vous oblige à garderUn trône que Porus devoit moins hasarder :

Et moi-même en aveugle on me verroil combattreLa sacrilège main qui le voudroit abattre.

AXI À»E.

Quoi 1 par l’un de vous deux mon sceptre raffermiDeviendrait dans mes mains le don d’un ennemi 1Et sur mon propre trône on me verroit placéePar le même tyran qui m’en auroit chassée It A x i x. E.

Des reines et des rois vaincus par sa valeurOnt laissé par ses soins adoucir leur malheur.Voyez de Darius et la femme et la mère ;

L’une le traite en fils, l’autre le traite en frère*AXIANE.

Non, non, je ne sais point vendre mon amitié.Caresser un tyran, et régner par pitié.

Penses-tu que j’imite une foible Persane;

Qu’à la cour d’Alexandre' on retienne Àxiane j 1