na 8 ALEXANDRE.
Mon cceur, plein de son nom, n’osoit, je le confesse,Accorder tant de gloire avec tant de jeunesse :
Mais de ce même front l’héroïque fierté,
Le feu de ses regards, sa haute majesté*
Font connoître Alexandre; et certes son visage.Porte de sa grandeur l'infaillible présage,
Et, sa présence auguste appuyant ses projets,
Ses yeux comme son bras font par-tout des sujets,tl sortoit du combat. Ébloui de sa gloire,
Je croyois dans ses yeux voir briller la victoire.Toutefois, à ma vue oubliant sa fierte',
Il a fait h son tour éclater sa bonté.
Ses transports ne m’ont point déguisé sa tendresse î« Retournez, m’a-t-il dit, auprès de la princesse ;
« Disposez ses beaux yeux k revoir un vainqueur« Qui va mettre à ses pieds sa victoire et son cœur. »
Il marche sur mes pas. Je n’ai rien h vous dire,
Ma sœur : de votre sort je vous laisse l’empire ;
'Je vous confie encor la conduite du n ien.
CLÈOF1LE.
Vous aurez tout pouvoir, ou je ne pourrai rien.
Tout va vous obéir si le vainqueur m écouté.
ï AXILE.
Je vais donc.... Mais on vient. C'est lui-même sans dout&