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Tome I.
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ACTE III, SCÈIÎ-E IL 127

Et qu’avec mon vainqueur courant tout l’universJ’aille vanter par-tout la douceur de ses fers ?

S’il donne les états, qu’il te donne les nôtres ;

Qu'il te pare, s’il veut, des dépouillés des autres:

Règne : Porus ni moi n’en -serons point jaloux ;

Et tu seras encor plus esclave que nous.

J’espère qu’ÀIexandre, amoureux de sa gloire,

Et fâclie' que ton crime ait souille' sa victoire,

S’en lavera bientôt par ton propre trépas.

Des traîtres comme toi font souvent des ingrats :

Et de quelques faveurs que sa main t’éblouisse,

Du perfide Bessus regarde le supplice.

Adieu. ■<&

SCÈNE III.

CEÉOFILE, TÀXILE.

CtÉOFUE.

Cédez, mog frère, & ce bouillant transport :Alexandre et le temps vous rendront le plus fort;

Et cet âpre courroux, quoi qu’elle en puisse dire,

Ne s’obstinera point au refus d’un empire.

Maître de ses destins, vous l’êtes de son cœur.

Mais, dites-moi, vos yeux ont-ils vu le vainqueur?Quel traitement, mon frère, en devons-nous attendre?Qu'a-t-il dût?

T A X IDE.

Oui,ma sœur, j’ai vu votre Alexandre.D’abord, ce jeune éclat qu’on remarque en ses traitslyia semblé démentir le nombre de ses faits j