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ï3o ALEXANDRE.
SCÈNE VL
ALEXANDRE, CLÉOFILE.alexandrë.
Madame, h son amour je promets mon appui :
Ne puis-je rien pour moi quand je puis tout pour lui ?Si prodigue envers lui des fruits de la victoire,
N'en aurai-je pour moi qu'une stérile gloire ?
Les sceptres devant vôus ou rendus ou donnés,
De mes propres lauriers mes amis couronnés,
Les Liens que j’ai conquis répandus sur leurs têtes, .Font voir que je soupire après d’autres conquêtes.
Je vous avois promis que l'effort de mon brasM’approcheroit bientôt de vos divins appas ;
Riais, <^ans ce meme temps, souvenez-vous, madame,Que vous me promettiez quelque place en votr e aine.Je suis venu : l’amour a combattu pour moi ;
La victoire elle-même a dégagé ma foi ;
Jout cède autour de vous : c’est h. vous de vous rendre*Votre coeur la promis, voudra-t-il s’en défendre?
Et lui seul pourroit-il échapper aujourd’huiA l’ardeur d’un vainqueur qui ne clierche que lui ?
CLÉOFILE.
Non, je ne prétends pas que ce cœur inflexibleGarde seul contre vous le titre d’invincible ;
Je vends ce que je dois à 1 éclat des vertusQui tiennent sous vos pieds cent peuples abattus.
Les Indiens domtes sont vos moindres ouvrages ÿVous inspirez la crainte aux plus fermes courages ;
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