I
ACTE IV, SCÈJN E IV.
CLÉOFILE.
C’est lui. De si grands coups le font trop reconnoître.Il l’avoit bien prévu : le bruit de son trépasD’un vainqueur trop crédule a retenu le bras.
Il vient surprendre ici leur valeur endormie,Troubler une victoire encor mal affermie. «
II vient, n’en doutez point, en amant furieux,Enlever sa maîtresse, ou périr à ses yeux.
Que dis-je? votre camp, séduit par celte ingrate,Prêt ci suivre Porus, en murmures éclate.
Allez vous-même, allez, en généreux amant^
Au secours d’un rival aimé si tendrement.
Adieu.
SCÈNE V.
T A X I L K.
Quoi ! la fortune obstinée à me nuireRessuscite un rival armé pour me détruire !
Cet amant reverra les yeux qui l’ont pleuré,
Qui, tout mort qu’il étoît, me l’avoient préféré!
Ali ! c’en est trop. Voyons ce que le sort m’apprête,À qui doit demeurer cette noble conquête.
Allons. N’attendons pas, dans un lâche courroux,Qu’un si grand différent se termine sans nous.
FIS DU QUATRIEME ACTE.