SECONDE PRÉFACE. 169passé , les quatre principaux acteurs , et memeleurs caractères, excepté celui d’Hermione , dontla jal'ousîe et les emportements sont assez marquésdans l’Andromaque d’Euripide.
C’est presque la seule chose que j’emprunte icide cet auteur. Car, quoique ma tragédie porte lemême nom que la sienne , le sujet en est pourtanttrès différent. Andromaque, dans Euripide, craintpour la vie de Molossus qui est un fils quelle a eu,de Pyrrhus , et qu’Hermione veut faire mouriravec sa mère. Mais ici il ne s’agit point de Mo-lossus ; Andromaque ne connoît point d’autremari qu’Hector , ni d’autre fils qu’Astyanax. J’aicru en cela me conformer à l’idée que nous avouamaintenant de cette princesse. La plupart de ceuxqui ont entendu parler d’Andromaque ne la con-noissent guère que pour la veuve d’Hector et pourla mère d’Astvanax ; 011 ne croit point quelle doiveaimer ni Un autre mari ni un autre dis : et je douteque les larmes d’Andromaque eussent fait sur l’es-prit de mes spectateurs l’impression qu elles y ontfaite , si elles avoient coulé pour un autre dis quecelui quelle avoit d’Hector.
11 est vrai que j’ai été obligé de faire vivre As-«tyanax un peu plus qu’il n’a vécu : mais j’écrisdans un pays où cette liberté ne pouvoit pas êtremal reçue \ car, sans parler de Ronsard qui .a
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