ÀNDÏIOMAQUE.
CraigtRmt toujours pour vous quelque nouveau dangerQue ma triste amitié ne pouvoit partager!,
Sur-tout je redoutais cette mélancolieOh j’ai vu si long-temps votre ame ensevelie 93e craignois que le ciel, par un cruel secours,
Ne vous offrît la mort que vous cherchiez toujours.Mais je tous vois, seigueur; et, si j’ose le dire,
Un destin plus heureux vous conduit en Epire :
Le pompeux appareil qui suit ici vos pas
N’est point d'un malheureux qui cherche le trépas.
ORE9TE.
Iïélas ! qui peut savoir le destin qui m’amène ?ï/amour me fait ici chercher une inhumaine :
Mais qui sait ce qu’il doit ordonner de mon sort,iE-t si je viens chercher ou la vie ou la mort 5PïtADE,
Quoi! votre ame à l’amour en esclave asservieSe repose sur lui du soin de votre vie?
Par quel charme, oubliant tant de tourments soufferts,Pouvez-vous consentir à rentrer dans ses fers ?
Pensez-vous qu’Hermione, h Sparte inexorable,
Vous prépare en Êpire un sort plus favorable ?
Honteux d’avoir pousse tant de vœux superflus,
Vous l’abhorriez : enfin, vous ne m’en parliez plus.Vous me trompiez, seigneur.
ORESTE.
3e me trompois moi-même !Ami, n'accable point Un malheureux qui t'aime :