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Tome I.
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Où lé seul fils d’Hector devoit être conduit:

Ce n’est pas les Troyens, c’est Hector qu’on poursuit.Oui, les Grecs sur le fils persécutent le père ;

Il a par trop de sang acheté leur colère :

Ce n’est que dans le sien qu’elle peut expirer ;

Et jusque dans l’Epire il les peut attirer.

Prévenez-îes.

PYRRHUS.

Non, non. J’y consens avec joie ;Qu’ils cherchent dans l’Épire une seconde Troie ;Qu’ils confondent leur haine, et ne distinguent, plusLe sang qui les fit vaincre, et celui des vaincus.Aussi-bien ce n’est pas la première injusticeDont la Grèce d'Achille a payé le service.

Hector en profita, seigneur; et quelque jourSon fils en pourroit bien profiter à son tour.

ORESTE.

Ainsi la Grèce en vous trouve un enfant rebelle ?

PYRRHUS.

Et je n’ai donc vaincu que pour dépendre d’elle ?

ORESTE.

Herrmone, seigneur, arrêtera vos coups:

Ses yeux s’opposeront entre son père et vousi

PYRRHUS.

Hcrmione, seigneur, peut m’être toujours chère;

Je puis l’aimer, sans être esclave de son père :

Et je saurai peut-être accorder quelque jourLes soins de ma grandeur et ceux de mon amour.’Vous pouvez cependant voir la fille d’Hélène :

Du sang qui vous unit je sais l’étroite chaîne.