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ACTE II, SCÈNE II.hermione;
Songez quelle honte pour nousSi d’une Phrygienne il devenoit l’époux !
o reste.
Et vous le haïssez! Àvouez-le, madame,
L’amour n’est pas un feu qu’on renferme en une aîné:Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux;
Et les feux mal couverts n’en éclatent que mieux.HERMIONE.
Seigneur, je le vois bien, votre ame prévenueRépand sur mes discours le venin qui la tue,
Toujours dans mes raisons cherche quelque détour,
Et croit qu’en moi la haine est un effort d’amour.
J1 faut donc m’expliquer : vous agirez ensuite.
Vous savez qu’en ces lieux mon devoir m’a conduite :Mon devoir m’y retient; et je n’en puis partirQue mon père, ou Pyrrhus, ne m’en fasse sortir.
De la part de mon père allez lui faire entendreQue l’ennemi des Grecs ne peut être son gendre :
Du Troyen ou de moi faites-le décider;
Qu’il songe qui des deux il veut rendre ou garder sEnfin, qu’il me renvoie, ou bien qu’il vous le livre»?Adieu. S’il y consent, je suis prête à vous suivre.'
SCÈNE III.
ORESTE.
Oui, oui, vous Se suivrez, n’en doutez nullement JJe vous réponds déjà dé son consentement
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