ACTE TROISIÈME.
S C È N E I.
ORESTE, PYLADE.
PYLADE.
Modérez donc, seigneur, cette fureur extrême iJe ne vous connois plus ; vous u’êtes plus vous-même.Souffrez....
ORESTE.
Non, tes conseils ne sont plus de saison,Pylade ; je suis las d’écouter la raison.
C/est traîner trop long-temps ma vie et mon supplice :Il faut que je l’enlève, ou bien que je périsse.
Le dessein en est pris; je le veux achever :
Oui, je le veux,
PYLADE.
Hé bien, il la faut enlever;
J’y consens. Mais songez cependant où vous êtes.
Que croira-t-on de vous, à voir ce que vous faites?.Dissimulez : calmez ce transport inquiet ;
Commandez à vos yeux de garder le secret.
Ces gardes, cette cour, l’air qui vous environne,
Tout dépend de Pyrrhus, et sur-tout Ilermione.
À ses regards sur-tout cachez votre courroux.
Oh dieux ! en cet état pourquoi la cherchiez-vous ?