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Tome I.
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ACTE 11 ï, SCENE I.

Quand nos états vengés jouiront de mes soins,L’ingrate de mes pleurs jouira-t-elle moins?.

Et que me servira que la Grèce m’admire,

Tandis que je serai la fable de l’Épire?

Que veux-tu? Mais, s'il faut ne te rien déguiser,

Mon innocence enfin commence a me peser.

Je ne sais de tout temps quelle injuste puissanceLaisse le crime en paix et poursuit l’innocence.

De quelque part sur moi que je tourne les yeux,

Je ne vois que malheurs qui condamnent les dieux.Méritons leur courroux, justifions leur haine,

Et que le fruit du crime en précède la peine.

Mais toi, par quelle erreur veux-tu toujours sur toiDétourner un courroux qui ne cherche que moi ?,Assez et trop long-temps ftion amitié t’accable :

Evite un malheureux, abandonne un coupable.

Cher Pylade, crois moi, ta^-pitié te séduit :

Laisse-moi des périls dont j’attends tout le fnn't.

Porte aux Grecs cet enfant que Pyrrhus m’abandonne.Ya-t’eu.

pylade.

Allons, seigneur, enlevons ïlermione :

Au travers des périls un grand coeur se fait.jour.

Que ne peut l’amitié conduite par 1 amour !

Allons de tous vos Grecs encourager le zèle :

Nos vaisseaux sont tout prêts, et le vent nous appelle.Je sais de ce palais tous les détours obscurs :

Vous voyez que.la mer en vient battre les murs ;

Et cette nuit, sans peine, une secrète voieïusqu’eü votre vaisseau conduira votre proie.