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Tome I.
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ao8 ANDROMAQV £.

oreste.

J’abuse, cher açîi', de ton trop d’amitié :

Mais pardonne à des maux dont toi seul as pitié'.

Excuse un malheureux qui'perd tout ce qu’il aime,

Que tout le monde hait, et qui se hait lui-même.

Que ne puis-je, à mon tour, dans un sort plus heureux.PYtADE.

Dissimulez, seigneur; c’est tout ce que je veux.

Gardez qu’avant le coup votre dessein n 'éclate :Oubliez jusque-là qu’Hermione est ingrate;

Oubliez votre amour. Elle vient, je la vo.i,oreste.

Ya-t’en. P*.éponds-moi d’elle, et je réponds de moi.

SCÈNE IL

HERMIONE, ORESTE, CLÉONE.

ORESTE.

HÉ bien, mes soins vous ont rendu votre conquête :

J’ai vu Pyrrhus, madame ; et votre hymen s’apprête^HERMIONE.

On le dit ; et de plus on vient de m’assurerQue vous ne me cherchiez que pour m’y préparer.oreste.

Et votre ame à ses vœux ne sera pas rebelle ?,HERMIONE.

Qui l’eût cru que Pyrrhus ne fût pas infidèle ?

Que sa flamme attendroit si tard pour éclater?

Qu’il reviençtroit à moi quand je l’allois quitter 2