r ACTE HI, SCÈNE II. 209Je veux croire avec vous qu’il redoute la Grèce ;
Qu'il-suit son intérêt plutôt que sa tendresse ;
Que mes yeux sur votre ame étaient plus absolus.
ORES TE.
Nofi> madame : il vous aime, et je n’en doute plus;
Vos yeux ne font-ils pas tout ce qu’ils veulent faire ?.
Et vous ne vouliez pas, sans doute, lui déplaire.
HEItMIONE.
Mais que puis-je, seigneur? on a promis ma foi :
Lui ravirai-je un bien qu’il ne tient pas'de moi?L’amour ne règle pas le sort d’une princesse :
La gloire d’obéir est tout ce qu’on nous laisse.Cependant je partois ; et vous avez pu voirCombien je relâcliois pour vous de mon devoir.
OEÉSTE.
Ab! que vous saviez bien, cruelle... Mais, madame,Chacun peut à son choix disposer de son ame.
La vôtre étoit à vous; j’espérois : mais enfinVous T avez pu donner sans me faire un larcin,
3e vous accuse aussi bien moins que la fortune.
Et pourquoi vous lasser d’une plainte importune ?
Tel est votre devoir; je l’avoue : et le mien.Est de vous épargner un si triste entretien.
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