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Tome I.
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ACTE III, SCÊKÈ VII. *19C’est craindre, menacer, et gémir trop long-temps.

Je meurs' si jè vous perds ; mais je meurs si j’attends.Songez-y ; je vous laisse : et je viendrai vous prendrePour vous mener au temple où ce fils doit m’attendre;

Et là vous nie verrez, soumis ou furieux,

Vous couronner, madame, ou le perdre à vos yeux.

SCÈNE VI IL

ANDROMAQUË, CÉRHiSË.

CÉPH1SE.

ÏE vous Pavois prédit, qü’en dépit de la GrèceDe votre sort encor vous seriez la maîtresse.

A N D U O M A Q U E.

Hélas ! de quel effet tes discours sont suivis îII ne me resîoit plus qu’à condamner mon fils.

C É P H I S E.

Madame, à votre époux c’est être assez fidèle ;

Trop de vertu poürroit vous rendre criminelle.

Lui-même ilporteroit votre ame à la douceur^AjtDROMAQïïE.

Quoi ! je lui donnerons Pyrrhus pour successeur?

CEPHISE.

Ainsi le veut son fils que les Grecs vous ravissent;Pensez-vous qu après tout ses mânes en rougissent;

Qufl méprisât, madame, un roi victorieuxQui vous fait remonter au raDg de vos aïeux,

Qui foule aux pieds pour vous vos vainqueurs en colère',-Qui ne se souvient plus qu’Àchille étoit son père,

Qui dément ses exploits et les rend superflus?.

Racine. I, I £