ACTE III, SCÊRJi VIII. a 19Lui fît chercher Achille, ou plutôt le trépas,
11 demanda son fils, et le prit dans ses bras :
« Chère épouse, dit-il en essuyant mes larmes,
« J’ignore quel succès le sort garde à mes armes ]
« Je te laisse mon fils pour g;ige de ma foi :
« S’il me perd, je prétends qu’il me retrouve en toi.
(( Si d’un heureux hymen la mémoire t’est chère,
« Montre au fils à quel point tu chérissais légère, »
Et je puis voir répandre un sang si orécîeux ?
Et je laisse avec lui périr tous ses aïeux?
Roi barbare, faut-il que mon crime l’entraîne?
Si je te hais, est-il coupable de ma haine?
T’a-t-il de tous les siens reproché le trépas?
S’est-il plaint h. tes yeux des maux qu'il ne sent pas ?
Mais cependant, mon fils, tu meurs si je n’arrêteLe fer que le cruel tient levé sur ta tête.
Je i’en puis détourner, et je t’y vais offrir!...
Non, tu ne mourras point, je ne le puis souffrir.
Allons trouver Pyrrhus. Mais non,chère Céphise»
Va le trouver pour moi.
c t v h 1 s e .
Que faut-il que je dise?ANTUOMAQUE.
Pis-lui que dë mon fils l’amour est assez fort...
Croîs-tu que dans son cœur il ait juré sa mort?
L’amour peut-il si loin pousser sa barbarie?
c É p h 1 s E.
Madame, il va bientôt revenir en furie.
ANDUOMAQUE.
JI« bien, va l’assurer....