3*4 ANDROMA Q UE.
Parle-lui tous les jours des vertus de son père;
Et quelquefois aussi parle-lui de sa mère.
Mais qu’il ne songe plus, Céplnsc, à nous venger:
Nous lui laissons un maître, il le doit ménager.
Qu’il ait de ses aïeux un souvenir modeste :
Il est du sang d’Hector ; mais il en est le resteEt pour ce reste enfin j’ai moi-même, en; un jour*Sacrifié mon sang, ma haine, et mon amour,
CEPII LSE.
Hélas !
ANDROMAQUE.
Ne me suis point, si ton cœur en alarmesprévoit qu’il ne pourra commander h les Urmcs.
Ou vient. Cache tes pleurs, Céphise; et souvicns-toiQue le sort d’ÀDdromaque est commis h ta foi.
C'est Hermione. Allons, fuyons sa violence.
SCÈNE IL
k
HERMIONE, CLÉONE.
C L i O N E.
N02S, je ne puis assez admirer ce silence.
Vous vous taisez, madame ; et ce cruel méprisNa pas du moindre trouble agité vos esprits !
Vous soutenez en paix une si rude attaque,
Vous qu’on vo.yoit frémir au seul nom d’Àndromaque!Vous qui sans désespoir ne pouviez endurerQue Pyrrhus d’un regard la voulut honorer!
Il l’épouse; il lui donne, avec son diadème,
La foi que v<ms venez de recevoir vous-même ;