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Tome I.
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AÜÎDUOMAQUE.

L'un par l’autre entraînés, nous courons à l'autelNous jurer, maigre nous, un amour immortel.

Après cela, madame, éclatez contre un traître,

Qui l’est avec douleur, et qui pourtant veut l’être.Pour moi, loin de contraindre un si juste courroux,

II me soulagera peut-être autant que vous.Donnez-moi tous les noms destinés aux parjures :

Je crains votre silence et non pas vos injures ;

Et mon cœur, soulevant mille secrets témoins,

M’en dira d’autant plus que vous m’en direz moins.

HE8MI0SE.

Seigneur, dons cet aveu dépouillé d’artifice,-J’aime h voir que du moins vous vous rendiez justice,lît que, voulant bien rompre un nœud si solennel,Vous vous abandonniez au crime en criminel.

Kst-il juste, après tout, qu’un conquérant s’abaisseSous la servile loi de garder sa promesse ?

Non, non, la perfidie a de quoi vous tenter;

F.t vous ne me cherchez que pour vous en vanter.Quoi ! sans que ni serment ai devoir vous retienne,Rechercher une Grecque, amant d’une Troyeune 1Me quitter, me reprendre, et retourner encorDe la fille d’Hélène à la veuve d'Hector lCouronner tour à tour l’esclave et la princesse îImmoler Troie aux Grecs, au fils d’Hector la Grèce !Tout cela part d’un cœur toujours maître de soi,

D’un héros qui n’est point esclave de sa foi.

Pour plaire à votre épouse, il vous faudroit peut-êtreProdiguer les doux noms de parjure çt de traître.