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Tome I.
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24o aNDROMAQUE.

Il peut me conquérir à ce prix sans danger ;

Je me livre moi-même, et ne puis me venger!Allons. C’est h moi seule à me rendre justice.

Que de cris de douleur le temple retentisse :

De leur hymen fatal troublons l’évènement ;

Et qu’ils ne soient unis, s’il se j)eut, qu’un momentJe ne choisirai point dans ce désordre extrême :Tout me sera Pyrrhus, fût-ce Oreste lui-même.

Je mourrai. Mais au moins ma mort nie vengera ;

Je ne mourrai pas seule, et quelqu’un me suivra.

SCÈNE III.

ORESTE, HERMIONE, CLÉONE.

O R F. S V E.

Madame, c’en est fait, et vous êtes servie :Pyrrhus rend à l’autel scii infidèle vie,

ÜEUM101SE.

Il est mort !

ORESTE,

11 expire ; et nos Grecs irritésOnt lavé dans son sang ses infidélités.

Je vous Pavois promis; et, quoique mon courageSe fit.de ce complot une funeste image,

J’ai couru vers le temple, où nos Grecs dispersésSe sont jusqu’à l’autel dans la foule glissés.Py rr h u s m’a reconnu, mais sans changer de face ;11 semblait que ma vue excitât son audace ;

Que tous les Grecs, bravés en leur ambassadeur.Dussent de son hymen relever la splendeur.