ACTE V, SCÈNE ITT. a^i
Enfin, avec transport prenant son diadème,
Sur le front d’Àndromaque il l’a posé lui-même r« Je vous donne, a-t-il dit, ma couronne et ma foi 5« Andromaque, régnez sur l’JÉpire et sur moi.
« Je voue à votre fils une amitié de père ; ^
« J’en atteste les dieux, je le jure à sa mère.
« Pour tous mes ennemis je déclare les siens,h Et je le reconnois pour le roi des Troyens. »
À ces mots, qui du peuple atliroient le suffrage,
Nos Grecs n’ont répondu que par un cri de rage ;I/infidèle s’est vu par-tout envelopper ,
Et je n’ai pu trouver de place pour frapper :
Chacun se disputait la gloire de l’abattre.
Je l’ai vu dans leurs mains quelque temps se débattre,Tout sanglant ^ leurs coups voulojr se dérober ;
Mais enfin à l’autel il est allé tomber.
Du peuple épouvanté j’ai traverse la pressePour venir de ces lieux enlever ma princesse,
Kt regagner le port, oh bientôt nos amisViendront couverts du sang que je vous ai promis.
HEHMIOHE.
Qu’ont-ils. fait l
O R E S T E.
Pardonnez à leur impatience :
Ils ont, je le vois bien, trahi votre vengeance;
Vous vouliez que ma main portât les premiers coups;Qu’il sentît en mourant qu’il expiroit pour vous.
Mais c’est moi dont l’ardeur leur a servi d’exemple :
Je les ai pour vous seule entraînés daüs le temple,Racine. J >
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