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Tome I.
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ACTE V, SCÈNE V.

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O U E S T E.

Elle meurt ! dieux ! qu'entends-je !

?

PÏLADE.

Hé quoi ! vous l'ignoriez?En rentrant dans ces lieux nous 1{avons rencontréeQui couroit vers le temple, inquiète, égarée.

Elle a trouvé Pyrrhus porté sur des soldatsQue son sang excitoit à venger son trépas.

Sans doute h cet objet sa rage s’est emue.

Mais du haut de la porte enfin nous l'avons vueUn poignard h la main sur Pyrrhus se courber,

Lever les yeux au ciel, se frapper, et tomber.

Grâce aux dieux, mon malheur passe mon espérance IOui, je te loue, o ciel, de ta persévérance :

Appliqué sans relâche au soin de me punir,

Au comble des douleurs tu m’as fait parvenir :

Ta haine a pris plaisir h former ma misèrçqJetois né pour servir d’exemple à ta colère,

Pour être du malheur un modèle accompli :

Hé bien! je meurs content, et mon sort est rempli.

Où sont ces deux amants ! Pour couronner ma joie,Dans leur sang, dans le mien, il faut que je me noieL’un et l’autre en mourant je les veux regarder:Réunissons trois cœurs qui n’ont pu s’accorder.

Mais quelle épaisse nuit tout à coup m’environne?

De quel côté sortir? D’où vient que je frissonne?Quelle horreur me saisit ? Grâce au ciel, j’entrevoi...»Pieux ! quels ruisseaux do sang coulent autour de moi \

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