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Tome II.
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3o ' B n ï T A N N I C USV

fl'c sauroit-il rien voir qu’il n’cinpruute vos yeux?Pour se conduire enfin n’a-t-il pas ses aïeux? ^

Qu’ü choisisse, s’il veut, d’Auguste ou de Tibère ;OU’il imite, s’il peut, Germanicus mon père.

Parmi tant de héros je n’ose me placer;flïaïs il est des vertus que je lui puis tracer :

3 e puis l'instruire ou moins combien sa confidenceKutre un sujet et lui doit laisser de distance.

a u k n h u s.

Je ne m’e'tois chargé dans cette occasionQue d’excuser César d’une seule action :

Blais puisque, sans vouloir que je le justifie,

Vous me rendez garant du reste de sa vie,

Je répondrai, madame, avec la libertéD’un soldat qui sait mal farder la vérité.

Vous m’avez de César coudé la jeunesse;

Je l’avoue, et je dois m’en souvenir sans cesse.

Riais vous avois-je fait serment de le trahir,

D’en faire un empereur qui ne sût qu’obéir?

Non. Ce n’est plus à vous qu’il faut que j’en répondo;Ce n’est plus voue fils, c’est le maître du monde.

J’en dois compte, madame, à l’empire romain,

Qui croit voir son salut ou sa perte en ma main.

Ah ! si dans l’ignorance il le falloit instruire,N’avoit-on que Sénèque et moi pour le séduire?Pourquoi de sa conduite éloigner les flatteurs?Falloit-il dans l’exil chercher des corrupteurs ?

La cour de Claudius, en esclaves fertile,

pour deux que l’on cherchoit en eut présenté mille,

Qui tous auroient brigue' l'honneur de l’avilir ;